À L’HEURE DU CONFINEMENT…


par Alain Degoumois


Il se pourrait que s’élèvent maintenant en nous les questions les plus profondes et les plus pertinentes qui soient. Il se pourrait que des pans d’histoires nous reviennent en mémoire et que nos visages s’épanchent de larmes.


Mais ce temps d’histoire porte à mon humble avis l’espoir d’une grandeur insoupçonnée et nous offrent les clés d’un nouveau paradigme.


C’est ici que nous sommes, et c’est ici que nous apprenons. C’est à cet instant que nous faisons des choix et c’est maintenant que nous dévisageons le monde au travers du prisme de nos choix.


Derrière le masque des peurs et des désillusions, nous sommes peut-être maintenant portés à rencontrer ce que nous sommes de toute éternité. A l’heure du confinement, à l’heure de ce grand silence qui se fait jour en chacun de nous, nous savons faire preuve d’humanité et respecter les équations du bon-sens. Mais n’est-il pas temps maintenant d’apprendre à faire preuve d’éternité ?


A l’instant où j’écris ces quelques lignes il me semble que je sois à la fois partout et nulle part. Partout parce que je me sens héritier et redevable d’une humanité saisie d’effroi et de questions, et en même temps nulle part parce que je pressens que notre véritable identité n’est pas de ce monde. A l’expression consacrée « nous sommes en ce monde mais pas de ce monde » j’offre les fleurs d’une tendresse infinie.


A l’heure du confinement des corps, nous sommes invités à accueillir les profondeurs de l’esprit…


Les masques ne peuvent nous séparer : ils nous illuminent de fraternité…


Le choix ne sera pas celui de la peur. Le choix ne sera pas celui de la fatalité, du renfermement et de la résiliation. Le choix ne sera pas celui de l’enfermement et de la séparation.


Les masques ne peuvent pas nous séparer, ils nous illuminent de fraternité. »


Alain


Source: